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La semaine dernière, des violations de la liberté de la presse ont été observées en Algérie, au Maroc, au Qatar, en Somalie, en Syrie et au Yémen.En Algérie, le 18 juin, la journaliste tunisienne Sihem Bensedrine, présidente du Groupe de travail sur la liberté de la presse et d'expression en Afrique du Nord (WGFENA), et son mari Omar Mestiri, rédacteur en chef du journal en ligne Kalima, ont été refoulés par la police algérienne alors qu'ils franchissaient la frontière pour une visite privée en Algérie.
ls ont été retenus pendant deux heures et demie, puis libérés sans qu'aucune explication ne leur ait été fournie sur la raison de leur refoulement. Au Maroc, le 19 juin, un tribunal de Rabat a interdit au quotidien arabophone Al Jarida Al Oula de poursuivre la publication de témoignages recueillis par la commission Instance Équité et Réconciliation (IER), sur les années de plomb sous le règne de feu Hassan II. Pour plus de détails, cliquez ici. Au Qatar, Amal Eisa, ancienne journaliste au quotidien Al-Sharq, a été condamnée le 23 juin à trois ans de prison par contumace pour diffamation, suite à une plainte déposée par l'hôpital public Hamad à Doha. Cette plainte fait suite à la publication d'un article le 9 juillet 2005 sur l'envoi d'un patient toujours en vie à la morgue où il s'est réveillé plus tard. En Somalie, le 22 juin, deux journalistes ont été agressés par les gardes du corps du président à Hargeisa, capitale du Somaliland, territoire séparatiste du nord-ouest du pays. Abdi Qani, de l'hebdomadaire Haatuf, s'en est sorti avec une main cassée. Faisal Ahmed, du nouvel hebdomadaire Heegan, déjà handicapé suite à une blessure de guerre, présente plusieurs lésions qui l'empêchent de travailler. En Syrie, le 23 juin, le journaliste Mazen Darwich a été condamné à dix jours de prison. Le casier judiciaire de Darwich étant vierge, la peine a été réduite à cinq jours, moins ceux qu'il a passés en prison au mois de janvier. Jugé par une cour pénale, Darwich sera privé de ses droits civils pendant une certaine période. Pour en savoir plus sur ce cas, cliquez ici. Au Yémen, Mohamad al-Mokaleh, rédacteur en chef du site d'information Aleshteraki, a été condamné pour « attaque et diffamation du système judiciaire » pour avoir éclaté de rire en avril dernier lors de l'audience de son confrère Abed al-Karim al-Khaywani. Al-Mokaleh, qui est derrière les barreaux depuis presque deux mois, a reçu une peine de six mois de prison avec sursis. APN
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